Rapport d’activité 2025 de France compétences : une exigence renforcée sur la qualité des dossiers RNCP et RS
- 27 avr.
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France compétences a publié en avril 2026 son rapport annuel sur la mise en œuvre de la Convention d’Objectifs et de Performance 2020-2025.Ce document apporte un éclairage important sur l’activité d’enregistrement des certifications au RNCP et au Répertoire spécifique (RS), dans un contexte marqué par l’entrée en vigueur du décret du 6 juin 2025 relatif à la certification professionnelle.
Au-delà des délais d’instruction, le rapport confirme une évolution de fond : la qualité des dossiers déposés devient un enjeu central de régulation, de lisibilité des certifications et de sécurisation des parcours.

À travers sa mission de tenue du Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) et du Répertoire spécifique (RS), France compétences poursuit un objectif clair : garantir la qualité, la pertinence et la lisibilité des certifications professionnelles.
L’année 2025 a été marquée par la mise en œuvre du décret n°2025-500 du 6 juin 2025 relatif à la certification professionnelle, qui a renforcé les attendus applicables aux organismes certificateurs.
Pour accompagner cette évolution, France compétences a intensifié ses actions de communication qui ont eu un effet direct : une amélioration de la qualité des dossiers déposés et une argumentation plus solide des demandes d’enregistrement.
En 2025 :
2 504 dossiers ont été reçus ;
2 299 dossiers ont été déclarés recevables ;
2 584 dossiers ont été instruits, soit +21 % par rapport à 2024 ;
le nombre de dossiers irrecevables a été divisé par cinq.
Le délai moyen d’examen de la recevabilité administrative atteint 12 jours, tandis que le délai moyen d’instruction des dossiers RNCP s’établit à 4,3 mois (128 jours), contre 3,5 mois l’année précédente.
Le taux d’acceptation RNCP reste stable à 68 %, tandis que le taux d’acceptation RS baisse à 32,9 %, traduisant une exigence renforcée sur ce périmètre.
Le rapport 2025 de France compétences confirme que la régulation des certifications professionnelles repose désormais autant sur la qualité des dossiers que sur la qualité des dispositifs eux-mêmes.
L’amélioration des délais de traitement et la baisse des stocks de dossiers montrent une administration plus fluide, mais aussi plus exigeante.
Dans ce contexte, anticiper, structurer et objectiver les preuves devient indispensable pour sécuriser son calendrier, renforcer la crédibilité de sa certification et préserver la confiance des financeurs comme des bénéficiaires.
En savoir plus : | |
Rapport annuel sur la mise en œuvre de la COP en 2025 |
Par Raphaël DE SA MAIROS, Auditeur Qualiopi & Chargé de mission Qualité ISQ



