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Accompagner autrement : la vision de Malvina Devaux pour 3AS formations

  • il y a 13 heures
  • 4 min de lecture
À l’approche de son audit de surveillance Qualiopi, 3AS formations poursuit sa structuration et affirme une nouvelle identité. Malvina Devaux revient sur la stabilisation de l’organisme, le développement de son activité de CFA et une pédagogie inclusive pensée pour réconcilier avec l’apprentissage des publics aux parcours fragilisés.

Gwénaëlle Dinspel, responsable QSE & RSE d'ORSYS

3AS formations est un CFA associatif engagé dans l’alternance et l’inclusion. Pouvez-vous nous présenter votre organisme, ses domaines d’intervention et ce qui fait sa spécificité ?

3AS formations est un CFA associatif créé en 2019. Nous intervenons principalement en alternance dans trois domaines : le commerce, le service à la personne – notamment la petite enfance – et la restauration. Nous délivrons des titres professionnels du CAP au Bac+2, avec une organisation souple : une journée en formation, le reste en entreprise, et des entrées et sorties permanentes. Ici, pas de rentrée unique : nous nous adaptons aux parcours et aux réalités de chacun.


Nous développons également un volet hors alternance autour de la sécurité (SST, sécurité incendie), de la cybersécurité et de l’intelligence artificielle, notamment via le programme « Socle 90 », un accompagnement de 90 jours pour structurer durablement les pratiques des organisations.


Notre singularité tient à notre approche inclusive et alternative. Ingénieure pédagogique de formation, je suis particulièrement attentive aux troubles de l’apprentissage, aux situations de handicap et aux parcours scolaires fragilisés. Nous accueillons des publics qui ne se sont pas toujours reconnus dans le système classique. Notre ambition est simple : les réconcilier avec l’apprentissage.


Cela passe par une pédagogie vivante, individualisée, et un travail étroit avec les entreprises et les acteurs de l’insertion.


J’ai repris la direction en 2024, juste avant l’audit de renouvellement Qualiopi. Ces deux dernières années ont été consacrées à stabiliser l’organisation et clarifier notre vision. Aujourd’hui, cette évolution se concrétise par un changement d’identité : l’association devient M.A.L.V.I.N.AMobilisation Active par le Lien et la Vie, pour l’Inclusion, un Nouvel équilibre et l’Apprentissage du vivant — et le CFA prend le nom de GM Formation, pour Guidance et Motivation.


Une nouvelle identité, fidèle à notre engagement : accompagner autrement vers un parcours professionnel stable et choisi.







En tant que directrice d’un organisme qui conjugue formation continue et apprentissage, vous devez articuler performance pédagogique, exigences Qualiopi et obligations propres aux CFA. Comment avez-vous structuré votre démarche qualité pour garantir la cohérence des parcours, la conformité réglementaire et l’accompagnement des apprenants et des entreprises partenaires ?

Je suis naturellement structurée et exigeante. La certification Qualiopi et le cadre réglementaire me permettent d’objectiver cette exigence. Ce n’est pas une contrainte extérieure : c’est un appui. Le Référentiel National Qualité, le Code du travail et les référentiels des titres professionnels constituent pour moi trois piliers essentiels.


Je parle souvent, avec humour, de « lectures de chevet » pour mes équipes. Bien sûr, ces textes sont complexes, mais mon rôle est d’en faire la traduction opérationnelle. J’organise des réunions qualité trimestrielles – mensuelles à l’approche de l’audit – pour rappeler les critères, clarifier les indicateurs et assurer une compréhension partagée des exigences.


Nous avons structuré l’organisation en répartissant les indicateurs entre les équipes commerciale, pédagogique et administrative, chacun étant responsable de son périmètre. Je joue le rôle de chef d’orchestre, en garantissant la cohérence d’ensemble.

Nous avons également investi dans des outils facilitant la traçabilité : un ERP, des outils de suivi des candidatures, des procédures formalisées. L’amélioration continue repose sur des indicateurs concrets : taux de réussite, insertion, ruptures de contrat, satisfaction des apprenants et des entreprises. Nous analysons aussi les avis publics, même lorsqu’ils sont critiques, car ils font partie intégrante de la progression.


L’un des principaux défis à mon arrivée a été d’ancrer une culture qualité cohérente avec notre pédagogie alternative. Il a fallu donner du sens à nos choix pédagogiques, parfois atypiques, et démontrer qu’ils s’inscrivent pleinement dans une logique d’insertion professionnelle durable.


La qualité, pour moi, n’est pas un empilement de preuves : c’est une cohérence globale au service du parcours de l’apprenant.


Votre audit de surveillance Qualiopi se tiendra les 7 et 8 avril. Comment préparez-vous cette échéance et en quoi constitue-t-elle un moment structurant pour votre organisme ?

Je ne vis pas l’audit comme une menace. Il génère du stress, bien sûr, mais il constitue avant tout un temps de vérification et de consolidation.


Depuis le renouvellement en 2024, nous avons intégré Qualiopi dans notre fonctionnement courant. Le travail est mené de façon régulière, ce qui permet d’aborder l’audit de surveillance avec davantage de sérénité. Les dates des 7 et 8 avril ne sont pas un « couperet » : elles marquent simplement une étape.


La préparation repose sur trois axes :

  • une mise à jour documentaire complète, notamment suite aux évolutions du référentiel ;

  • une vérification approfondie de la traçabilité administrative ;

  • une mobilisation collective de l’équipe.


L’audit ne peut pas être porté par une seule personne. Il doit refléter un travail partagé. Nous avons d’ailleurs récemment fait l’objet d’un contrôle de la DREETS qui s’est très bien déroulé, preuve que lorsque la rigueur est constante, le contrôle devient un exercice professionnel normal.


Un audit utile est un audit qui me pousse dans mes retranchements. S’il ne suscite aucune réflexion nouvelle, il manque quelque chose. J’attends de ce temps d’échange qu’il m’aide à identifier des axes de progression, même lorsque les indicateurs sont conformes.



Quelles sont vos attentes à l’égard de votre certificateur et comment percevez-vous la valeur ajoutée d’un audit dans une logique d’amélioration continue et de professionnalisation de vos équipes ?

Ma relation avec ISQ Certification a débuté en 2024. Dès le premier audit, j’ai perçu une posture professionnelle et bienveillante. L’auditeur n’est pas un juge : il est un regard extérieur exigeant.


J’attends avant tout une relation de confiance, une lecture objective de nos pratiques et une capacité à challenger nos processus. Le certificateur est, en quelque sorte, le garant de la qualité de notre organisme aux yeux des financeurs et des partenaires. Dans un environnement très régulé et concurrentiel, cette crédibilité est essentielle.


Ce que j’apprécie particulièrement, c’est la possibilité d’un échange constructif. Un audit réussi n’est pas celui qui se conclut par un simple « tout est parfait », mais celui qui nourrit une réflexion et ouvre des pistes d’amélioration.


Je considère l’audit comme un dialogue professionnel. S’il me permet de prendre du recul et de renforcer la solidité de notre démarche, alors il remplit pleinement sa mission.



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