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Former au plus près des territoires : la démarche qualité du CFA MTA

Créé en 2020, le CFA MTA s’inscrit dans une dynamique collective portée par les établissements agricoles privés du réseau CNEAP en région Centre-Val de Loire. À l’occasion de l’audit d’extension de catégorie Qualiopi validé en septembre dernier pour les actions de formation, Charlotte Héron, chargée de mission formation continue, et Xavier Marin, chef d’établissement, reviennent sur la structuration du CFA, les enjeux de qualité et le développement de nouvelles actions de formation au service des territoires.

Gwénaëlle Dinspel, responsable QSE & RSE d'ORSYS

Le CFA MTA s’inscrit dans un écosystème de formation articulant apprentissage, formation continue et partenariats avec les établissements. Pouvez-vous revenir sur les missions du CFA MTA, ses publics et les spécificités de son modèle, notamment au regard de son organisation en réseau d’UFA ?

Charlotte Héron

Le CFA MTA est une structure relativement récente, créée en 2020 à la suite de la réforme de l’apprentissage. Il s’agit d’un CFA « hors les murs », porté par les établissements agricoles privés du réseau CNEAP en région Centre-Val de Loire. L’objectif initial était de mutualiser et structurer une activité d’apprentissage qui existait déjà, mais de manière encore peu formalisée.



Dès le départ, notre logique a été territoriale : répondre aux besoins des professionnels, des entreprises et des apprenants, en lien avec les priorités définies au niveau national par le CNEAP, puis déclinées à l’échelle régionale. Aujourd’hui, le CFA fédère plusieurs UFA réparties sur cinq départements, avec une gouvernance collective et une stratégie partagée.




Vous intervenez chacun à un niveau clé du dispositif : pilotage des actions de formation continue, direction d’établissement, responsabilité d’UFA. Comment s’articulent concrètement ces rôles au sein du CFA MTA pour garantir la cohérence des parcours, la qualité des formations et le bon fonctionnement du réseau ?

Charlotte Héron

Le fonctionnement du CFA repose sur une articulation claire entre les rôles. Les UFA et les établissements partenaires restent au plus près des apprenants et des entreprises, notamment sur les aspects pédagogiques et relationnels. Le CFA, de son côté, assure un rôle structurant : pilotage administratif et financier, veille réglementaire, coordination régionale et animation de la démarche qualité.


Cette organisation est formalisée par des conventions, des instances de gouvernance et des temps réguliers de concertation. L’objectif est de garantir une cohérence globale tout en respectant les spécificités de chaque établissement.



Xavier Marin

Dans un réseau multi-acteurs, la qualité repose sur la clarté des responsabilités.

Nous avons travaillé à sécuriser la chaîne de décision, à harmoniser les pratiques et à outiller les équipes.

Cette structuration permet de rendre la démarche qualité lisible et opérationnelle, au service du collectif.



En septembre dernier, le CFA MTA a validé un audit d’extension de catégorie Qualiopi pour les actions de formation.
Comment cet audit a-t-il été préparé et quels enseignements en tirez-vous, notamment en matière de structuration des pratiques, de formalisation des process et de mobilisation des équipes du réseau ?

Charlotte Héron

L’audit d’extension de catégorie pour les actions de formation, validé en septembre dernier, s’inscrit dans un travail engagé de longue date. Depuis près de deux ans, nous avons mené une réflexion approfondie sur l’harmonisation des pratiques, la formalisation des process et le développement de l’ingénierie de formation.


Pour cet audit, nous avons fait le choix de présenter des actions de formation courtes, conçues et déployées en interne. L’enjeu était de poser des bases solides pour une offre de formation continue structurée, complémentaire de l’apprentissage, et directement connectée aux besoins du territoire.


Xavier Marin

La préparation de l’audit a été particulièrement structurante pour les équipes. Elle a permis de clarifier ce qui relevait parfois de pratiques implicites, d’harmoniser les preuves et de renforcer la lisibilité de notre organisation.




Cette extension de catégorie marque une étape importante dans le développement des activités du CFA MTA. Comment le CFA MTA développe-t-il ses actions de formation continue, et en quoi cette activité vient-elle compléter et enrichir l’offre d’apprentissage, au service des entreprises et des apprenants ?

Charlotte Héron

L’audit d’extension sécurise notre capacité à développer une offre de formation continue à l’échelle régionale. Nous avons deux axes : améliorer ce qui existe déjà en matière de mixité des publics, et structurer une offre de formations courtes co-construite entre les établissements.


Le CFA – qui évoluera désormais sous la dénomination commerciale MTA Formations – a vocation à mutualiser l’ingénierie de formation, afin d’alléger les équipes locales. Cela leur permet de se recentrer sur l’analyse des besoins des entreprises et le développement de nouvelles actions, au plus près du terrain.


Xavier Marin

Cette dynamique bénéficie à l’ensemble de l’écosystème : elle renforce les compétences des salariés, soutient l’employabilité locale et crée des passerelles entre formation initiale, apprentissage et formation continue.

C’est pleinement cohérent avec l’ADN du réseau CNEAP et avec notre mission historique d’insertion et de développement des territoires.




La réussite d’une démarche Qualiopi repose aussi sur la qualité du dialogue avec l’organisme certificateur.
Quelles sont vos attentes à l’égard de votre certificateur — notamment en matière de clarté des attendus, de rigueur méthodologique et de compréhension des réalités d’un réseau de CFA et d’UFA — et comment percevez-vous la posture d’ISQ Certification dans ce cadre ?

Charlotte Héron

Nous attendons avant tout de la clarté, de la rigueur méthodologique et une capacité à comprendre notre organisation. Le choix d’avoir le même auditeur pour l’audit d’extension et les audits précédents répondait à ce besoin : disposer d’un regard extérieur, mais déjà familiarisé avec notre fonctionnement, nous permettant d’aller plus loin dans l’analyse.

L’audit est un temps exigeant, mais nous le considérons comme un outil de progrès. La posture de questionnement, d’écoute et de restitution claire est essentielle pour nourrir notre réflexion stratégique.

Xavier Marin

La valeur ajoutée d’un certificateur réside dans l’équilibre entre exigence et dialogue. La lecture homogène des indicateurs, la qualité des échanges et la capacité à challenger nos pratiques nous permettent de sécuriser notre organisation et de renforcer la qualité de service rendue aux apprenants et aux entreprises.



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